Un québécois arrêté à Cuba

Un québécois arrêté à Cuba

Un photographe de presse québécois a été arrêté, puis relâché avant-hier à La Havane, à Cuba, alors qu’il s’apprêtait à photographier une critique du régime communiste local.

Un québécois arrêté à Cuba.

David Himbert s’est vu confisquer des cartes mémoire et un disque dur externe, selon un document officiel des autorités cubaines, dont il a diffusé une copie.

Le photojournaliste pigiste se rendait devant le domicile de Berta Soler, dimanche, lorsqu’il a été appréhendé, a-t-il relaté à La Presse mardi en entrevue téléphonique. Mme Soler est la dirigeante des Dames en blanc, un groupe de dissidentes créé par des épouses de prisonniers politiques du régime.




Un québécois arrêté à Cuba
Un québécois arrêté à Cuba

Document officiel des autorités cubaines

PHOTO GRACIEUSETÉ DE DAVID HIMBERT

« On est descendus du taxi et on s’est fait arrêter », a expliqué M. Himbert, qui était alors avec son traducteur. « On a eu trois heures d’interrogatoire. »

Selon lui, les policiers ont fait référence au contenu de conversations téléphoniques qu’il avait eu juste avant avec Mme Soler elle-même et avec un journaliste critique du régime.

Après cet interrogatoire, M. Himbert a été de nouveau détenu à l’aéroport avant qu’il ne prenne son vol vers Montréal le soir même, a expliqué le principal intéressé.

C’est à ce moment que deux cartes mémoire et un disque dur portable lui ont été confisqués, selon un document des autorités douanières. Ils pourraient contenir du « contenu d’intérêt », y ont écrit les douaniers.

« Je leur ai dit qu’ils n’avaient pas le droit de faire ça, que ce n’était pas normal, que je n’avais rien fait d’illégal ou d’incorrect, que c’était tout mon travail, a-t-il. J’ai essayé de négocier, ça n’a pas été possible. »

Selon lui, les agents cubains ont démontré de l’intérêt pour ses photos des ambassades des États-Unis et de la Russie à La Havane.

« Je reviens avec une vingtaine de photos exploitables, [soit] deux sujets. Le reste est perdu », a-t-il déploré. Il comptait vendre le fruit de son travail en rentrant à Montréal.

David Himbert a indiqué ne pas avoir été rudoyé.

Reporters sans frontières a été avisé de la situation, a-t-il ajouté.


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