L'hôtellerie de luxe gagne du terrain à La Havane

L’hôtellerie de luxe gagne du terrain à La Havane

L’hôtellerie de luxe gagne du terrain à La Havane

La Havane (CUBA) La capitale cubaine, qui fête cette année ses 500 ans, attire des hôtels -et une nouvelle clientèle – très haut de gamme. Le Gran Hotel Manzana Kempinski a ouvert la voie en 2017, et d’autres opérateurs veulent occuper ce nouveau créneau du cinq étoiles grand luxe.

À Cuba, face au Capitole de La Havane fraîchement et entièrement rénové, dont l’intérieur du dôme culminant à 91 mètres a retrouvé ses lamelles d’or originelles, un grand bâtiment est encore en travaux.

C’est l’ancien cinéma Payret, lieu mythique pour son architecture comme sa scène ayant accueilli notamment Sarah Benhardt ; le bâtiment de 1877 va être remis à neuf pour devenir un hôtel de luxe, et les murs sont convoités par le groupe Barrière qui envisage d’y aménager l’an prochain son premier palace des Caraïbes ! “Ce sera un hôtel avec cinéma”, précise l’historien de la ville Eusebio Leal, qui s’est engagé à ce que le Payret conserve sa légendaire salle de projection.

Cela en ajouterait encore au faste pré-révolutionnaire que la capitale cubaine retrouve à travers son hôtellerie depuis que le Gran Hotel Manzana Kempinski a ouvert ses portes en 2017, face au Floridida (où Ernest Hemingway dégustait ses daïquiris).

L’hôtellerie de luxe gagne du terrain à La Havane

De la réception jusqu’à la piscine panoramique à débordement, tout est fait pour satisfaire la clientèle la plus exigeante. L’hôtel ‘cinq étoiles grand luxe’ dispose de 246 chambres (chacune de minimum 40 m²) commercialisées entre 420 et 1 200 € la nuit, et jusqu’à 4 500 € pour la suite présidentielle.

L’équipe de 400 personnes est conduite par le directeur Xavier Destribats, qui se vante de proposer “le plus beau buffet de La Havane, digne des meilleurs palaces parisiens”.

Pourtant, la tâche est difficile dans le contexte d’isolement de Cuba (lire ci-dessous) : “Nous importons l’essentiel à travers notre centrale d’achats, à l’exception des produits de grande qualité que l’on trouve sur l’île, notamment les fruits et légumes.” Tous les matériaux et le mobilier ont également été importés d’Europe pour pallier à l’embargo des États-Unis et la pénurie qui sévit sur l’île.

Un taux d’occupation de 60 % à l’année

Mais la clientèle est au rendez-vous, puisque le taux d’occupation atteint déjà 60 % à l’année. “C’est une nouvelle clientèle très haut de gamme qui ne venait pas auparavant à Cuba, parce qu’elle n’y trouvait pas les hôtels adaptés à ses exigences”, explique José Dosreis, patron de l’agence réceptive française Cubacolor, et présent sur l’île depuis vingt ans. Une clientèle en provenance – paradoxalement – des États-Unis, de Chine, d’Australie, mais également de France (8 % des clients du Kempinski).

De fait, d’autres opérateurs ont investi sur ce segment du très haut de gamme, dont Iberostar, avec ses hôtels Parque Central et le Grand Packard. Avec ses 321 luxueuses chambres et suites au dessus du Prado, ce dernier établissement offre depuis sa terrasse une très belle vue panoramique sur le Malecon (le boulevard du front de mer) et la forteresse du Morro, mais aussi sur le futur So by Sofitel, qui enrichira l’offre hôtelière haut de gamme à partir de cet automne. Kempinski annonce également un deuxième hôtel identique de 162 chambres à La Havane cette année, et un autre cinq étoiles grand luxe près des plages de Cayo Guillermo, avec 245 chambres et des maisons sur pilotis.

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