Collision aérienne évitée de justesse à Dorval

Collision aérienne évitée de justesse à Dorval

Collision aérienne évitée de justesse à Dorval

Stéphanie Marin, La Presse canadienne

MONTRÉAL — Une collision évitée de justesse en plein ciel entre un Airbus et un Cessa l’an dernier près de l’aéroport Trudeau de Montréal a été causée par un manque de personnel et un écart des procédures, signale le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST).

Dans un rapport dévoilé mercredi, le BST rend publiques ses conclusions après enquête.

En mai 2018, dans l’espace aérien de Montréal, deux avions se sont trop rapprochés en tentant d’atterrir. Un Airbus d’Air Transat et un aéronef bimoteur léger Cessna 421 se sont retrouvés à moins de 500 pieds verticalement et de 1,7 mille marin latéralement l’un de l’autre.

La distance considérée sécuritaire est d’au moins 1000 pieds verticalement (le double) et l’espace latéral minimal est d’au moins trois mille marin.

Le BST indique que sept contrôleurs de la circulation aérienne et un superviseur auraient dû être en poste ce soir-là, mais en raison de congés et d’un employé malade, il n’y avait que trois contrôleurs et un superviseur.

Cette situation «a agrandi la zone de responsabilité, la charge de travail, et le niveau de complexité des tâches des contrôleurs présents», rapporte le BST.

De plus, le responsable de la zone où se trouvait le Cessna n’a pas transféré l’information sur la présence de cet aéronef au secteur suivant, conformément à la procédure. Donc le contrôleur de la zone où il se dirigeait n’a réalisé sa présence que lorsqu’il était déjà arrivé dans l’espace aérien qu’il surveillait.

Dès qu’il l’a vu, l’espace sécuritaire entre les avions a été rétabli et il se sont posés sans incident.

Le BST indique ne pas être au courant de mesures de sécurité prises à la suite de son enquête.

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