À Cuba une québécoise meurt comme un chien devant un hôpital.

À Cuba une québécoise meurt comme un chien devant un hôpital.

À Cuba une québécoise meurt comme un chien devant un hôpital.

Après s’être heurtés à la bureaucratie cubaine en tentant de payer les traitements de leur mère hospitalisée pendant ses vacances, les enfants d’une Québécoise de 69 ans peinent à expliquer ce qui a pu se passer. Ils croient que ces difficultés rencontrées lors du voyage ont contribué à la dégradation de l’état de santé de leur mère, décédée loin de ses proches. 

Josée et Tommy Desormeaux attendaient à l’aéroport Montréal-Trudeau, lundi, le retour du conjoint de leur mère. Ils ont raconté avoir tout essayé pour envoyer l’argent demandé. L’hôpital réclamait plus de 13 000 $ pour permettre à leur mère, Suzanne L’Espérance, de quitter l’établissement et de rentrer au Canada, a-t-on appris d’informations obtenues via Scoop. 

«On a proposé aux assurances de payer. On a essayé de trouver un moyen par des cartes de crédit. On voulait appeler là-bas pour donner un numéro de carte de crédit. Il n’y avait rien à faire», a dit Mme Desormeaux. 

Tommy Desormeaux a ajouté que le montant demandé changeait constamment. De plus, on exigeait de l’argent comptant et Mme L’Espérance a dû sortir accompagnée pour se rendre dans un établissement bancaire. 

«Ma mère est ressortie à l’extérieur pour dire “Ça marche pas”, mais elle a dit “Je file pas. Je veux retourner à l’hôpital”. Elle a fait dix pas et elle est tombée morte, un arrêt cardiaque par le stress», a affirmé Josée Desormeaux. 

«Ma mère est morte comme un chien dans une rue. Et on avait l’argent», a ajouté son frère. 

De mauvaises conditions 

Suzanne L’Espérance et son conjoint Jean-Maurice Mailhot avaient prévu se reposer sous le soleil de Cuba pendant une semaine. Le voyage a toutefois été assombri lorsqu’elle a subi un malaise et a dû être transportée d’urgence à l’hôpital. 

M. Mailhot a également déploré les conditions insalubres de l’établissement de santé. Quelques jours plus tard, le 18 novembre, Suzanne L’Espérance, rongée d’inquiétude, a envoyé un message texte à son fils: «Je veux rentrer chez nous». 

Avant de pouvoir commencer leur deuil, les proches de Mme L’Espérance devront entreprendre les démarches pour rapatrier la dépouille au Canada. Ils tenteront également d’éclaircir ce qui s’est passé. 

«Je ne peux pas concevoir qu’on va laisser des gens mourir pour une somme d’argent», a affirmé Josée Desormeaux.

À Cuba une québécoise meurt comme un chien devant un hôpital.


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