12 choses utiles en cas de maladie à Cuba

12 choses utiles en cas de maladie à Cuba

12 choses utiles en cas de maladie à Cuba

Voici 12 choses utiles en cas de maladie ou d’accident à Cuba   (En rappel)

  • Une assurance voyage pour obtenir de l’aide sur place et un remboursement des frais
  • Carte d’assurance santé
  • CanAssistance
  • Un téléphone intelligent avec un forfait voyage
  • Une carte de crédit avec une limite de plusieurs milliers de dollars
  • Asistur
  • Liste des médicaments
  • Argent liquide en bonne quantité
  • Un livre épais pour passer le temps en cas d’hospitalisation sans télé ni rien
  • Si vous en prenez, des médicaments supplémentaires pour la pression, le cholestérol ou autre pour tenir le coup au-delà de votre séjour au besoin
  • Des amis
  • Une connaissance minimale de l’espagnol

Cette liste m’a été inspirée par une mésaventure en avril 2017.

Souffrante dans un lit d’hôpital à Sancti Spiritus, mon épouse croyait ne jamais revenir au Québec.

«Je vais mourir à Cuba. Je ne verrai plus jamais mes enfants, mes petits-enfants», elle m’a dit d’une voix faible. Toute seule, elle aurait sans doute connu le même sort tragique que cette femme de 69 ans qui fait les manchettes ces jours-ci. Cette dame dont les proches s’expliquent mal les circonstances de son décès en vacances. Ils étaient prêts à payer pour ses soins. À partir du Québec, ils n’ont jamais réussi à transférer les 13 000 $ requis aux autorités concernées à Cuba.

J’ignore ce qui s’est passé exactement dans son cas mais je peux vous confirmer que tomber malade dans ce paradis peut plonger en enfer.

Une infection urinaire sévère a terrassé ma conjointe à Cuba en avril 2017. La fièvre et des douleurs intenses persistaient jour après jour malgré la prise de différents antibiotiques, Monurol, Cyprofloxacin, alouette. «Ils jouent à Battleship et ça ne marche pas !» disait ma Dulcinée. Son état s’aggravant, j’ai contacté l’assureur.

En principe, je pouvais téléphoner à frais virés.

Première leçon à retenir : c’est impossible de téléphoner à frais virés à partir de Cuba.

Il a fallu que je paye l’appel à la réception de l’hôtel comptant, en argent du pays. Environ 100 $ canadiens. Heureusement que je les avais.

J’ai été mis en contact avec l’entreprise CanAssistance, qui gère les réclamations des voyageurs, peu importe leur assureur. J’ai été totalement satisfait de ses services. Mais un des gros défis, c’est de communiquer régulièrement par courriel dans un pays qui offre un service internet minimaliste et peu fiable.

Pas drôle de voir disparaître sous nos yeux un message super important qu’on achevait d’écrire.

CanAssistance a autorisé les soins à ma conjointe et l’hospitalisation. En route vers l’hôpital, en ambulance, je n’avais aucune idée de ce qui nous attendait. Par chance, des amis nous accompagnaient. Ils nous ont fourni les coordonnées d’une agence gouvernementale, Asistur, qui fait le lien entre le réseau de la santé cubain et CanAssistance. Asistur a été efficace. A fourni les informations requises rapidement à CanAssistance. Et CanAssistance a payé directement les frais d’hospitalisation de ma conjointe à l’hôpital. Environ 2000 $, ce qui est quand même peu pour 10 jours. Un gros souci de moins.

J’ai aussi beaucoup apprécié de pouvoir séjourner dans la même chambre que mon épouse.

J’ai pu l’aider, veiller sur elle.  Nous étions dans une aile réservée aux touristes. Avec une équipe de soignants et une cuisinière dédiés à cette section. Presque aussi bien qu’à l’hôtel, sans télé, par exemple, mais il y avait un ordinateur. Accès à internet avec des cartes offrant 60 minutes de navigation pour un dollar. Des fois, ça prenait ça, une heure, juste accéder au site de email.

L’hôpital m’a logé et nourri pour environ 50 $ par jour. Un tarif très raisonnable. Mais non remboursable par l’assurance. Je devais payer mon séjour de ma poche. Ça aurait pu constituer un problème majeur si je n’avais pas eu de carte de crédit fonctionnelle.

Sachez que si vous êtes mal pris sans ressources dans les poches, vous ne pouvez pas fournir le numéro de carte de crédit d’un proche, par exemple, pour payer l’hôpital. La transaction doit se faire et être confirmée sur-le-champ avec la petite machine prévue à cet effet. Si non, tu ne pars pas. J’ai souvent croisé les doigts pour que ma carte de crédit ne soit pas démagnétisée. Et qu’aucune panne n’entrave le fonctionnement de la dite petite machine. C’était très stressant.

Comme je le disais plus haut, heureusement que ma conjointe n’était pas seule. Elle souffrait énormément. Elle était physiquement incapable d’effectuer quelque démarque que ce soit. Et il y avait d’autres soucis que les assurances à régler, comme préparer le retour, et l’eau.

Après trois jours, l’hôpital n’avait plus d’eau en bouteille à nous offrir.

À plusieurs reprises, j’ai dû aller en acheter en ville, marchant parfois jusqu’à deux kilomètres. Une mission impossible pour une personne clouée à un soluté, affaiblie par des jours sans appétit.

Je ne blâme pas Cuba. C’est un pays pauvre.

Malgré de maigres ressources, Dr Kiki et son équipe ont sauvé mon amour. Avec un traitement antibiotique intraveineux de dix jours, la bactérie a perdu la guerre qui a fait rage jusque dans le rein.

Pour cela, je suis infiniment reconnaissant.

12 choses utiles en cas de maladie à Cuba